samedi 21 octobre 2017

Je rêve sur ta peau

Je rêve sur ta peau
où tous les deux nous serions
dans un monde bleu

vendredi 20 octobre 2017

Heureuse nuit !



Pendant cette heureuse nuit,
je suis sorti en ce lieu secret,
où personne ne me voyait,
et où je ne voyais rien,
sans autre guide et sans autre lumière,
que celle qui luisait dans mon cœur.

St Jean de la Croix (1542-1591)

mercredi 18 octobre 2017

Donald se sent pousser des ailes

Donald est triste. Sa maman l'a affublé d'un prénom venant des Etat-Unis. Elle pensait, la pauvre, être dans le vent. Seulement, ce petit nom évoque aussi un canard dans la bande à Picsou.

Il aurait aimé s'appeler Damien, Stephen, Louis, ou bien encore Matéo, mais non, Donald sera son prénom pour la vie.

Il n'a pourtant rien d'un palmipède, bien au contraire. C'est un bon et joli garçon, qui pourrait faire tourner bien des têtes à l'école. Cependant voilà, les préjugés ont la vie dure. Non seulement les garçons le traite de : Duck le canard, poule mouillée, etc...mais les filles s'y mettent également.

Heureusement, toutes ne sont pas comme ça et il a trouvé une gentille fille avec laquelle, il peut parler et échanger. Ils ont un point commun: leur prénom. Eh oui, elle se prénomme Buffy, du nom de la célèbre tueuse de vampires qui sévissait sur nos écrans de télé dans les années 90.

Loin d'être Caliméro, elle a appris à vivre avec et veut que son nouvel ami en fasse autant. Donald se sent plus fort que jamais. Elle lui fait remarquer qu'il peut être original, sortir du lot. De plus, Buffy, n'est pas un laideron, bien au contraire. Elle est mignonne avec sa longue tresse qui lui descend derrière le dos. 

Désormais, il ne ressent plus son prénom comme un handicap mais comme un atout. Il se sent pousser des ailes et peut remercier sa nouvelle camarade et par la même occasion... sa mère.

[ Récré du mercredi chez Jill, le prénom de la semaine]

#04#

Le monde serait-il plus intelligent sans candy cruch ?

*

- 2+2= 4
- non Mamie, dans mon école ça fait 2 au carré. Les enfants seraient-ils plus intelligents qu'hier ?

*

L'automne est là avec ses couleurs diaprées. Paraît-il, car je suis encore en été. La Costa brava c'est bien.

lundi 16 octobre 2017

In memoriam




Une reine
sa tête sur l'échafaud
in memoriam


Un haïku pour commémorer la mort, voir le martyr, d'une femme, d'une reine en ce 16 octobre. Il s'agit de la reine Marie-Antoinette (1755-1793), qui fut guillotinée sur la place de la révolution, anciennement place Louis XV, aujourd'hui, place de la Concorde.

Nous sommes des latins et en tant que tels, nous ne faisons jamais dans la dentelle. Les pays anglo-saxons et scandinaves ont fait leur révolution en douceur et avec pragmatisme. Aujourd'hui, ils sont toujours en monarchie. On peut le regretter (en ce qui me concerne, je le regrette) mais c'est ainsi. On ne revient pas sur le passé, mais on peut intervenir sur le présent, afin de changer le futur.

Madame, que votre âme, repose en paix, auprès de votre royal époux et de vos charmants enfants et s'il vous reste encore un peu de temps, puissiez-vous intercéder pour notre pauvre pays, qui marche sans tête, depuis.

ADDENDUM:

Le 16 octobre 1793, à 4H30 du matin, soit 8 heures avant son exécution, la Reine rédige sa dernière lettre, à l’adresse de la sœur de Louis XVI, Marie-Elisabeth. Ce sera son testament.:

«C’est à vous, ma sœur, que j’écris pour la dernière fois : je viens d’être condamnée non pas à une mort honteuse, elle ne l’est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère, comme lui, innocente, j’espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moments. Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne reproche rien ; j’ai un profond regret d’abandonner mes pauvres enfants : vous savez que je n’existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse! J’ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas! la pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre ; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eus deux ici ma bénédiction. J’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. Qu’ils pensent tous deux à ce que je n’ai cessé de leur inspirer : que les principes et l’exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront le bonheur. Que ma fille sente qu’à l’âge qu’elle a elle doit toujours aider son frère par des conseils que l’expérience qu’elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer; que mon fils, à son tour, rende a sa sœur tous les soins, les services que l’amitié peut inspirer ; qu’ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union. Qu’ils prennent exemple de nous : combien, dans nos malheurs notre amitié nous a donné de consolation; et dans le bonheur on jouit doublement, quand on peut le partager avec un ami ; et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ? Que mon fils n’oublie jamais, les derniers mots de son père, que je lui répète expressément :  » qu’il ne cherche jamais à venger notre mort. » J’ai à vous parler d’une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine; pardonnez-lui, ma chère sœur ; pensez à l’âge qu’il a, et combien il est facile de l’aire dire à un enfant ce qu’on veut, et même ce qu’il ne comprend pas : un jour viendra, j’espère, où il ne, sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore, mes dernières pensées; J’aurais voulu les, écrire dès le commencement du procès ; mais outre qu’on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide que je n’en aurais réellement pas eu le temps. Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée, et que j’ai toujours professée ; n’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s’il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop, s’ils y entraient une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe. J’espère que, dans sa bonté, il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu’il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j’aurais pu vous causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J’avais des amis; l’idée d’en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j’emporte en mourant ; qu’ils sachent, du moins, que, jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux. Adieu, ma bonne et tendre sœur; puisse cette lettre vous arriver! Pensez toujours à moi; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfans : mon Dieu ! qu’il est déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu, je ne vais plus m’occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger*. » 

*[Quand la reine écrit qu'elle ne veut pas l'appui spirituel d'un prêtre-elle si catholique- c'est qu'à l'époque, il y avait les prêtres réfractaires qui avaient refusé de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé qui créait une Eglise nationale séparée de Rome et de l'autre côté, il y avait les prêtres jureurs qui avaient accepté de prêter serment à la dite constitution et c'est de ces derniers, dont parle la reine.]

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