4 juillet 2017

Macron à Versailles

Lundi, notre président, s'est adressé devant les parlementaires, réunis en congrès dans le cadre prestigieux du château de Versailles.

Accueilli par le premier ministre, le président du sénat et celui de l'Assemblée Nationale, Emmanuel Macron, tel Louis XIV, est entré avec majesté. Avant de pénétrer dans l'aile du Midi du Château, il a parcouru la salle des bustes, celle des grands hommes qui ont fait la France.

Devant un auditoire, plus ou moins attentif, il a  décliné les grandes orientations de son quinquennat. Parmi celles-ci, j'ai retenu les réformes concernant les institutions. Comme il l'avait promis, lors de sa campagne électorale, il désire réduire le nombre des parlementaires et instaurer une dose de proportionnelle aux futures élections législatives.

Sur ce plan, je ne peux que souscrire. Nous avons par exemple, beaucoup plus de parlementaires qu'aux Etats-Unis, qui comptent un nombre plus important d'habitants, par rapport au notre. 

Pour ma part, je trouve qu'il ne va pas assez loin. Il aurait pu annoncer la fusion entre le Conseil Economique et Social et le Sénat ou simplement supprimé ce dernier, et adopter un système monocaméral. La Norvège l'a fait pour des raisons économiques au début du XXe siècle et la démocratie ne s'en porte pas plus mal.

En ce qui concerne, la proportionnelle, je suis plus réservé. Il est vrai que vu comme ça, cela semble, une avancée démocratique, puisque les mouvements et partis politiques qui ne sont pas représentés, pourraient l'être. Seulement, certains se souviennent de la IV république et de son chaos institutionnel, faute de majorité. Rien, que pour cette raison, je suis sur la réserve.

Alors, que retenir de cette intervention, (que le président veut renouveler chaque année, comme aux Etats-Unis, avec le discours de l'Etat de l'Union) ? Pas grand-chose. C'était comme une répétition de ce qu'il nous a dit pendant sa campagne à la présidentielle. Nous avons vu un Emmanuel Macron, fidèle à lui-même, hiératique, vertical, certains diront gaullien. Pour le royaliste que je suis, je ne peux qu'être satisfait, mais je préférerais quand même l'original à la copie. Et puis, il n'y a pas que la forme qui est importante, il y a le fond et pour l'instant,nous ne savons pas vraiment où nous allons.

Pour des annonces plus concrètes et peut-être plus douloureuses, il faudra attendre le discours de politique générale du premier ministre, devant l'Assemblée Nationale. Nous entrerons alors, dans le vif du sujet et nous serons fixés.

A suivre, donc...

4 commentaires:

  1. J'espère juste que vous n'irez pas... dans le mur. ;-) ça ferait trop mal. Bises alpines.

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    1. Je l'espère également.
      Bonne journée à vous aussi.

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  2. Je suis un ignare, et je m'essaie à poser quelques question... La France affirme être une république et une démocratie... Quand je me réfère à la république je pense à Rome dans ses meilleurs jours : une oligarchie.
    Quand je me réfère à la démocratie, voilà Athènes qui toque à la porte : une autre oligarchie...
    J'ai donc du mal avec ces gouvernements successifs, et ces "présidents-monarques"...
    La proportionnelle totale serait un vrai pas vers cette démocratie... Tout comme le serait le libéralisme pour un pays qui se dit capitaliste...
    Bref, beaucoup de mots, et peu d'actions...
    ;-)

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    1. Merci pour ces éclairantes réflexions. Pour parler de la république romaine et d'Athènes vous évoquez à dessein le terme d oligarchie. Vous avez en effet raison. Ce terme vient du grec et signifie "gouvernement de quelques-uns ". On aurait pu parler d aristocratie, mais cela veut dire "gouvernement des meilleurs ". Ce qui n'est pas exactement le cas.
      Quant à vous suivre sur la proportionnelle et le libéralisme, je suis plus réservé comme je l'ai expliqué dans mon billet.

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Des mots doux, d'autres un peu moins pourquoi pas . L'essentiel est de demeurer dans la bienséance qui sied aux gens bien élevés. Merci !