03/11/2017

Les blogs tombent comme feuille en automne

Je ne sais si vous l'avez remarqué, mais certains blogs n'émettent plus depuis un certain temps. Je ne sais si c'est dû à la chute des feuilles en cette saison ou pour des raisons plus sérieuses, mais je trouve toujours dommage quand quelqu'un met fin à son blog. Pour ma part, je le vis comme s'il ou elle mettait fin à ses jours. Oui je sais c'est un peu exagéré.

Il y a quelques mois en juillet, c'était notre amie Line-Ank et son blog sous un cerisier, consacré essentiellement à l’écriture de haïkus et senryus. Ce fut également le cas de Nadine le Rest et ses magnifiques toiles, Danielle Duteil et son site, consacré à l'écriture d'haïkus. Notre ami Laurent, parti s'installer à Marseille pour commencer une nouvelle vie. Le dernier en date, est celui de notre amie Désirée et son merle chanteur, qui ne chante plus depuis quelques heures. Ceux que je viens de citer ont conservé leur blog à la lecture des internautes, mais celui de notre amie Désirée a rejoint le cimetière des blogs qui doit être plein à l'heure actuelle.

Je me suis demandé quelles pouvaient être les raisons qui poussaient certains blogueurs à abandonner le navire ? Pour la majorité d'entre-eux, une certaine lassitude les a envahis. Ils ou elles ont peut-être tout dit et pensent que le silence, remplace avantageusement la parole ou en l’occurrence ici, l'écrit.
Pour d'autres, des tragédies ont pu faire que ces blogs ont cessé d'émettre comme une balise pourrait le faire.

Quoiqu'il en soit de toutes ces raisons (que je respecte), je trouve toujours dommage quand un site ferme, d'autant que la plupart sont de grande qualité.

J'espère que leur fermeture n'est que temporaire et que nous pourront de nouveau les revoir avec un plaisir non dissimulé ici ou sous une autre forme. C'est le souhait que je formule.

Je ne leur dit, donc pas adieu, mais simplement un au-revoir.

[Mise à jour en date du 4/11/2017, le blog Arc en Ocre et ceux de Cédric ont mis la clé sous la porte. Pour le premier, cela semble temporaire. En tout cas, espérons le.]

21 commentaires:

  1. Coucou. Je suis d'accord avec toi. C'est toujours triste quand un blog ferme mais nous devons l'accepter. Chacune et chacun a ses raisons propres pour le faire. Et il faut dire que tenir un blog demande du temps qui peut parfois faire défaut. J'ai eu un premier blog en 2006. J'ai eu plaisir à le tenir pendant plusieurs années et puis pour des raisons personnelles je l'ai fermé. Mais quand j'ai ouvert l'actuel, J'ai retrouvé des commentateurs qui venaient déjà en 2006. Il en va des blogs comme de la vraie vie. Ils passent. Ils existent et repartent. C'est ainsi mais soyons heureux de ce qu'ils nous apportent à l'instant présent. N'est-ce pas? Bises alpines.

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    1. Combien je sais que tenir un blog, peut devenir chronophage. J'en sais quelque chose. Je n'ai même plus le temps de lire. C'est dire ! Moi-même, j'ai tenu plusieurs blogs depuis 2005, mais par lassitude et comme si je "criais dans le désert", je les ai fermés les uns après les autres. Il y a eu aussi, l'envie de renouvellement. C'est pourquoi, je te comprends.
      Bises normandes sous la pluie.

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  2. J'ai maintes fois fait et défait mes blogs... A chaque fois, un sentiment d'inutilité ou d'égarement m'avait envahi... C'est ainsi. Et comme le ressac sur une plage je déferle et m'éloigne à mon propre rythme...
    Il en est sûrement pareil pour les autres.

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    1. Il est vrai que parfois un sentiment d'inutilité nous envahit et que la tentation est grande de baisser les bras, mais les commentaires, en tout cas pour moi, me requinque.
      Bon début de week-end à vous !

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  3. Je crois que le blog est comme un vaste espace de vie qui s'anime au rythme des visiteurs qu'il reçoit, mais parfois, comme un écho assourdissant qui nous tempête la tête, on se sent dans un vide cosmique et alors on s'éloigne de la blogo pour se régénérer et parfois pour mourir.

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    1. J'aime bien votre façon de décrire la fin d'un blog, mais permettez-moi de la trouver malgré tout, quelque peu pessimiste.

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  4. Un blog est un chemin qui mène aux autres. certains chemins finissent en impasse, d'autres atteignent leur sommet, ou tout simplement leur but...

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    1. Tout à fait, je souscris pleinement à vos dires et en plus, c'est joliment écrit comme toujours de votre part.

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  5. C'est vrai, que cela nous fait de la peine, quand un blog n'est plus actif ou pas du tout. Le décès des personnes, cela s'explique mais, parfois souvent, toute activité et suspendue ou supprimée et sans aucun avertissement oui, cela fait curieux, c'est vrai ! Je suppose qu'ils (elles) ont une bonne raison, hein ! Que veux-tu, on y peut pas grand chose ... bonne soirée Jean-François !

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    1. C'est le fait de ne pas signaler la fermeture du blog en amont qui m'attriste. Mais tu as raison, chacun à ses motivations, hormis le cas de décès qui peut arriver et là on y peut rien. Je ressens cela, comme une frustration, mais il faut faire avec.
      Bon début de week-end à toi Colette.

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  6. Un blogue rédigé est comme un puits ; il sort de l'eau tant qu'on en tire, mais les puits s'assèchent aussi. Particulièrement vrai des blogues de créations.

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    1. Oui mon cher Catonéo, l'image est belle pour décrire un blog(gue).Je souscris à la dernière phrase.

      Pour prendre l'exemple du mien, j'avais l'intention de faire un blog généraliste, avec un orientation politique notamment royaliste, puis j'en ai eu marre et me suis tourné progressivement vers ce que j'aime, en l’occurrence la littérature, sous toutes ses formes, sans prétention bien entendu.

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  7. Puis-je apporter une petite note optimiste et légère ?
    Tenir un blog, c'est un loisir, une activité de gens un peu aisés, comme nous qui possédons un ordinateur, une culture et un peu de temps...
    Et si j'accorde beaucoup d'importance à mes lecteurs, je sais qu'un jour, peut-être, la vie fera que je n'écrirai plus sous cette forme. j'en serai désolée pour eux comme pour moi, mais au fond, est-ce si grave ? Je garde à l'esprit que ce qui est chronophage, c'est le dialogue, et les réponses à chacun des commentaires.
    C'est ce que je réponds à certain(e)s quand ils envient le (relatif) succès d'un blog.
    Ne répondez plus aux lecteurs, et le nombre de commentaires se réduira comme peau de chagrin.
    En attendant, je suis heureuse de partager mon écriture avec ceux qui le veulent.
    Accepter l'impermanence des choses est une sagesse magnifique.
    Bises célestes
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Nul ne sais ce que demain sera fait, comme tu le dis.Il est vrai que si tu cessais l'écriture de ton blog, tu manquerais à beaucoup. Mais ce n'est pas d'actualité...en tout cas, je l'espère.
      Tu dis: "accepter l'impermanence des choses est un sagesse magnifique". Je souscris complètement à ce que tu dis, sauf que c'est difficile à mettre en pratique.
      Bon début de semaine à toi et bises normandes.

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    2. Célestine éveillée à l'impermanence c'est bouddhique.
      Mais ouvaton chercher toussa ?

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    3. Mais peu-être que notre amie Célestine est attirée par la spiritualité bouddhiste. Qui sait ?

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    4. Je ne comprends pas votre commentaire Catoneo.
      J'ai parlé de bouddhisme, moi ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. Vous disiez : Accepter l'impermanence des choses est une sagesse magnifique.. L'impermanence est un des piliers de la foi bouddhiste.
      Toute la vie de l'homme est soumise au désir, nous ne faisons que saisir et retenir. Mais toutes les choses en ce monde sont régies par le changement dans le cycle des quatre temps : la création, l'apogée, le déclin, la destruction. Notre inclination à conserver l'acquis créent la souffrance de le voir englouti dans l'impermanence et le dépouillement.

      Notre corps est biologiquement non-permanent, les cellules meurent à chaque seconde et sont remplacées par de nouvelles cellules créées à cet effet. Le vieillard est étranger à l'enfant qu'il fut. Mais c'est encore plus vrai de l'âme.

      Notre vie intérieure n'est pas un phénomène continu mais une succession rapide de flashes, d'instantanés. Le contenu de notre âme change à un rythme effréné, gambadant comme un singe de branche en branche. Le courant mental ne s'arrête jamais car il est en totale impermanence (vibration) et il survit à la guenille qu'est le corps terminé. La seule loi qui dure est celle de l'éphémère.

      La sérénité de l'éveil tient en ce divorce du coprs et de l'âme, comme le dit Lao-Tseu : "J'ai un corps et c'est de lui que vient ma grande souffrance. Si je n'avais ce corps je ne souffrirais de rien".

      Vous n'avez plus qu'à vous acheter un chèche safran pour l'hiver.
      (je m'applique parce que Jean-François est un vieux copain internétique)

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    6. C'est très gentil de me faire un cours de bouddhisme, mais je savais tout cela.
      C'est la forme de votre commentaire que je n'ai pas comprise. En quoi cela gênerait-il que je sois "éveillée à l'impermanence" ? Votre "ouvaton chercher toussa" (très drôle) et la réponse de jean-François donnent l'impression que c'est la plus grosse ineptie que vous ayez entendue, non ? ou je me trompe peut-être...
      En quoi mes convictions spirituelles (si tant est que j'en ai) ont quelque chose à voir avec le sujet du billet de notre ami ? Et puis, vous donnez aussi l'impression que vous me connaissez de longue date, alors que nous faisons juste connaissance. Tout cela m'interpelle.
      Bien à vous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    7. Laissez tomber, c'est bénin. J'ai relevé une de vos assertions sur l'impermanence et j'ai répondu aussi à Jean-François sur le bouddhisme.
      Quant à votre impression de vieille connaissance, elle est fausse ou du moins inscrite involontairement dans la forme (aimable) de la réponse. Ne cherchez pas plus loin.
      Bonne journée.

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  8. A l'attention de Célestine et de Catonéo que j’apprécie, chacun dans leur domaine, l'impermanence est une loi universelle, mais que l'on trouve particulièrement dans le bouddhisme. Cela ne fait pas pour autant de Célestine, une bouddhiste. Je suis chrétien et je crois à la loi générale de l’impermanence (Cf la prière de Ste Thérèse d'Avila que j'ai mise il y a quelques temps ici.) Ce commentaire sera le dernier pour ce billet, si vous le permettez.

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Des mots doux, d'autres amers. Pourquoi pas. L'essentiel est de demeurer dans la bienséance qui sied aux gens bien élevés. Merci !