17/11/2017

Madame Elisabeth, sainte ?



Comme vous le savez peut-être, si vous avez lu la rubrique "Bienvenue", je n'écris pas seulement des histoires, poèmes, haïkus etc... J'écris également des analyses et réflexions sur des sujets d'actualités ou d'Histoire avec un grand "H".

Aujourd'hui, c'est d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur, dont j'aimerais vous entretenir.

Comme vous le savez, je suis un amoureux de mon pays, de son histoire et j'ai appris qu'entre le 3 et le 8 novembre de cette année, l'Assemblée plénière des Évêques de France, qui se réunit deux fois par an à Lourdes a décidé de donner son accord pour un éventuel procès en béatification d’Élisabeth-Philippine de France, plus connue sous le nom de "Madame Elisabeth" (1764-1794). [1]

Elle était la sœur de l'infortuné Louis XVI et la belle-sœur de la non moins infortunée reine Marie-Antoinette. Depuis des années, elle rend visite régulièrement à sa tante, Madame Louise de France, mais n'envisage pas pour elle-même d'entrer au carmel. Lorsque son frère accède au trône il l'a veut près de lui. Elle partage alors la vie de la cour à Versailles. Néanmoins, au cœur même du luxe et des honneurs, elle vit comme une religieuse. Elle fait beaucoup de bien autour d'elle, surtout en faveur des plus pauvres. Elle refusa tous les prétendants pour vivre près de sa famille et fidèle à sa vocation première d’Épouse du Christ.

Lorsque la Révolution éclate, elle ne voulu pas fuir à l'étranger comme l'ont fait ses autres frères et de nombreux courtisans. Elle resta auprès du roi, de la reine et des enfants royaux.  

Au temple, elle partage l'infortune de la Famille Royale: mort de Louis XVI, celle de Marie-Antoinette (dont elle ne connaîtra la mort qu'au moment de partir pour la sienne le 10 mai 1794). Jusqu'au bout, elle conservera les qualités qui l'ont marquées: Foi, simplicité, bonté, patience, etc... Ceux qui iront à l'échafaud avec elle, seront saisis par une femme, plus proche du Ciel que de la terre. Sa belle âme s'envole donc vers les Cieux, pour rejoindre son frère et sa belle-sœur et toutes les victimes des horreurs de la révolution.

Sur le passage de la charrette, alors que c'est habituel les badauds, ne hurlent pas, mais admirent plutôt son courage. Arrivée au pied de l'échafaud, elle console ses compagnons d'infortune en leur disant: " Nous allons tous, nous retrouver au Ciel". Chacun à son tour, les femmes l'embrassent et les hommes ploient le genou, alors que la princesse récite de De Profundis. Elle montera la dernière.
On raconte qu'à sa mort, une odeur de rose, emplie toute la place de la révolution (aujourd'hui, place de la concorde). [2]

Le 23 décembre 1953, l'archevêque-cardinal de Paris, Monseigneur Feltin, ouvre officiellement, sa cause en béatification. Pour l'Eglise, elle devient: "Servante de Dieu". Lorsque l’archevêché de Paris, reconnaîtra l'héroïcité de ses vertus, elle sera déclarée "vénérable". Il n'y aura plus que la béatification et la canonisation, mais là, c'est une autre histoire. Laissons tout cela à Dieu.

2 commentaires:

  1. Merci beaucoup Jean-François, pour cette magnifique page d'histoire ! J'apprécie ! Bonne fin de ce jour et agréable dimanche ! Bises♥

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    1. L'Histoire et la littérature m'ont toujours passionné.
      Bon dimanche. Amitiés de Normandie

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Des mots doux, d'autres amers. Pourquoi pas. L'essentiel est de demeurer dans la bienséance qui sied aux gens bien élevés. Merci !